Le Quai Zaco à Bordeaux



Vous commencez probablement à le savoir, lorsque l’un de la bande fête son anniversaire, tout le monde atterrit au restaurant. Goût pour l’hédonisme aidant, nous sommes devenus très exigeants et nos hôtes ont tout intérêt à nous faire passer une excellente soirée… Sous peine de se voir attribuer une critique assassine.

Ce ne sera pas du tout le cas ici, puisque nous avons atterri dans ce restaurant tout en longueur, immédiatement séduits par sa décoration épurée et sans fausse note. Les pierres jaunes courent jusqu’au plafond haut, très haut, où leur succèdent des poutres tantôt métalliques, tantôt en bois vieilli. Et qui donnent à l’ensemble un esprit « industriel chic » des plus réussis. Le mobilier se démarque par sa modernité, tables en pierre grise et chaises translucides. Le restaurant étonne par son aménagement : bien que composé d’un très long couloir étroit, les différents espaces y sont judicieusement aménagés. Luxe ultime : la cuisine est visible par de grandes fenêtres intérieures, et personnellement, j’ai toujours été très intriguée par cet endroit. C’est peut-être le premier établissement que je fréquente où cette pièce majeure s’expose ainsi. Gage indiscutable de qualité, j’ai vu les messieurs en toque préparer le gratin dauphinois qui devait atterrir dans nos assiettes un peu plus tard.

Autre preuve que ce restaurant sait ce qu’il est : la carte est assez réduite. Suffisamment complète pour satisfaire les plus difficiles, mais sobre. Les intitulés des plats ne promettent pas la Lune, ils dévoilent simplement tous leur touche d’originalité, comme le magret de canard et son caramel de mangue qui en inspira plus d’un. Pour ma part, ce fut carpaccio de boeuf, parmesan, pesto et tomates séchées, ça sentait bon l’Italie dans mon assiette.

A propos de l’attente, rien à redire, les plats sont arrivés avant que l’on en vienne à se demander ce qu’ils font en cuisine. En plus, nous étions un lundi soir. Donc peu de clients hormis notre tablée de dix, et de fait je ne saurais dire comment est le service le weekend. La serveuse, de même qu’un couple plus âgé qui semble propriétaire, sont très aimables et ouverts. Chose suffisamment rare aujourd’hui pour être relevée !

Mais le point qui nous a particulièrement séduits d’emblée, c’est ce petit toast apporté « pour patienter avant l’entrée ». Petite bouchée de saumons, tomates séchées et ciboulette, un véritable régal en bouche qui m’a donné envie de lui en demander cinq autres. Les plats, quant à eux, sont parfaitement assaisonnés : les légumes étaient à la fois croquants et fondants, la cuisson de la viande respectée à la perfection, les fromages frits n’étaient pas écœurants. Et surtout, chose tellement importante, les quantités étaient parfaites. Ni trop, ni trop peu. Nous avons le souvenir, dans d’autres établissements, d’assiettes gargantuesques, qui faisaient perdre tout espoir de les finir avant même de les avoir commencées. Mais là, c’est sereinement que nous avons accueilli le dessert, fine tarte aux pommes pour les uns, profiteroles pour moi.

Et c’est à la fin du repas que j’ai été définitivement conquise : le chou de mes profiteroles, il était fait maison. Tendre, volumineux et léger, il abritait une glace vanille avec laquelle se mariait parfaitement bien le chocolat fondu. Chaud et froid. Douceur et caractère. Vous l’aurez compris, le Quai Zaco, c’était parfait.

La flemme de tout lire ? En trois mots :

La déco : De belles pierres savamment mises en valeur par une déco industriello-moderne..  Et réussie  !

Les plats : Fins, justes, en quantité parfaite, ils sont faits maisons et parfaitement maîtrisés.

Le service : Rien à reprocher :)

Pour un total de : 17/20 et pour le prix, chapeau, d'ailleurs j'ai hâte d'y retourner.
Ce qui nous fait un pourboire de : des centaines et des centaines de sesterces !

This entry was posted on dimanche 21 octobre 2012 and is filed under ,,,,,. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.

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