La Remise, Bordeaux


Situé dans une petite ruelle à deux pas de l’Eglise Saint Pierre, ce petit restaurant ne fait aucun compromis, contrairement à ce que pourrait laisser imaginer son nom. Nous y sommes allés un soir de semaine, accompagnés de mes beaux-parents et de mon papa. Autant de goûts que de personnages : mon père est quelqu’un d’exigeant, mon beau-père est la personne la plus difficile que je connaisse, et ma belle-mère a l’air trop contente quand elle mange quelque chose qui lui plaît vraiment. Autant dire que ce soir-là, il y avait du challenge, tout le monde recherchait quelque chose de bien bon. 

Et bien, il est temps pour moi de remercier l’Homme, dont le flair bien affûté nous a conduits devant ce restaurant. Un patron tout souriant nous montre notre place, non loin de cette immense cheminée. Rapidement, son humour mordant, un peu piquant, donne le ton ; et sa serveuse complète un duo très efficace. Nous étions peu nombreux dans la salle lorsque nous sommes arrivés, et il est très agréable de se sentir estimés par le personnel d’un restaurant. Être plus qu’un numéro de table a quelque chose de grisant.

La carte est réduite, ce fameux gage de qualité dont je ne cesse de parler. Certains s’orientent vers le menu, les petits estomacs (bon d’accord : je) choissent un plat à la carte. Je demande “le poisson du marché”. La surprise viendra quelques minutes plus tard.

Les entrées de mes voisins mettent l’eau à la bouche. J’y vois un carpaccio de lieu, poisson assez fade, mais délicieusement relevé par des fruits rouges. Mon père se régale de fruits de mer, que je lui laisse bien volontiers. Concernant les vins, nous avons bénéficié des conseils du patron, qui a su nous orienter en fonction des plats choisis. 



Parlons-en des plats ! Beau-papa se laisse tenter par un beau morceau de boeuf (le mets ultime selon ses dires) mais, ô crainte, celui-ci est accompagné par un caramel de St Estèphe. Par précaution, il le demande à part, puis le goûte du bout des lèvres... Grimace un peu... Et valide : c’est très bon, je le verse même sur ma viande. Là, le chef peut se dire qu’il a gagné sa soirée.



Moi, j’avais commandé un poisson, vous vous souvenez ? Eh bien, je l’ai eu, mon poisson. Sauf qu’il était entier. Entier : Je n’ai jamais vu ça ! Un beau poisson, fraîchement grillé, que la serveuse découpe devant mes yeux en quelques gestes assurés. Et voilà un superbe filet qui atterrit dans mon assiette. Il est accompagné d’une quenelle de purée et de ce qui ressemble à un caviar d’aubergine. Le poisson est tendre, fondant, on sent qu’il frétillait encore dans la Garonne ce matin là. Tout est bon dans mon assiette : et celle des autres a l’air de les ravir aussi. Je vois notamment un risotto aux Saint-Jacques qui semble apprécié, des choses délicieuses en somme...

Viennent ensuite des desserts, et le niveau est égal à celui des plats : des saveurs originales confrontées à des mets plus classiques, et le tout est bien bon. Beau-papa reste dans le classique avec de jolies religieuses au chocolat. Belle-maman ose davantage de fantaisie, découvrant dans son assiette trois petites glaces surmontées de disques chocolatés. 

Nous partons repus et vraiment ravis, avec l’espoir non dissimulé d’y remettre un jour les pieds. Je connais d’ailleurs des collaborateurs qui ont déjà eu cette chance : il faudrait que je souffle l’idée à mon manager ; car si la nourriture fédère, les vrais bons restos ont la capacité de laisser des souvenirs impérissables... 

La flemme de tout lire ? En trois mots :

La déco :  Même si ce n'est pas le gros point fort, et que l'on en garde pas un souvenir impérissable, elle était agréable et simple.

Les plats : Vraiment bons, visiblement frais et définitivement séduisants !

Le service : Point positif à part entière, c'est aussi ce qui a contribué à nous faire passer ce joli moment.

Pour un total de : 17/20, et lui aussi j'aimerais y retourner.
Ce qui nous fait un pourboire de :  Beaucoup de sesterces ! Ne changez rien... 



This entry was posted on dimanche 21 octobre 2012 and is filed under ,,,,,. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.

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