Quand 1664 te vend du rêve...

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Cela donne une superbe soirée sobrement intitulée : 16 ème ciel, et que je vais tâcher de vous raconter ici, façon fiche technique et petites photos de mauvaise qualité (c'est le bigo, le veule !). Merci mille fois à Anne-Solene de chez Albine&Co pour cette invitation :)

Lieu :
   Le Café Maritime, Bordeaux

Date : 
   Il y a déjà fort longtemps, cessez-donc de me blâmer ! (3 Juillet)

Dans les faits :
  L'accueil qui nous est réservé dans le magnifique Café Maritime, qui fait face à la Dame de Shanghaï sur le Quai Armand Lalande, est absolument irréprochable. Des hôtesses nous attendent, vérifient notre nom sur leur liste, c'est bon nous y sommes. Nous recevons trois jetons qui sont autant de monnaies pour des consommations - et évidemment, la bière est à l'honneur ce soir. 
Aussitôt entrés, nous avons de la chance : nous sommes happés par des organisateurs pour enfiler un tablier, et être les premiers à cuisiner sous le regard intransigeant du chef Etchebest. Le chef Etchebest justement, parlons-en ! Fidèle à l'image qu'il s'est construite par le biais de l'émission Cauchemar en Cuisine (dont l'Homme, mon Papa et moi sommes des adorateurs, tant pour l'aspect managérial que pour voir le chef gronder les restaurateurs fous !), il est direct, ne tergiverse pas, bref, sa présence en impose. Après nous avoir rappelé l'importance du patrimoine Français, pas vraiment en reste lorsqu'il s'agit de cuisine, il nous révèle combien il aimerait redonner ses lettres de noblesses à la bière. Et il n'a pas tort, il y a là un fort potentiel.
Parce que la bière, se paye un peu trop une réputation de liquide-à-roter, consommée par litres dans les soirées étudiantes ou devant les matchs de foot, bien loin du panache que l'on accorde au vin pour qui c'est plutôt "fromages et grands crus". Et c'est dommage. Parce qu'elle est complexe. Parce qu'elle aussi, sait se décliner en des milliers de saveurs, elle aussi requiert un savoir-faire ancestral, rigueur et méthode, et enfin elle aussi a ses goûteurs, ses professionnels, ses aficionados. 
C'est là l'essence de cette soirée 1664 : nous le faire comprendre. 

Nous poursuivons donc par un atelier confection sous les ordres impérieux du chef Etchebest, et où, malheur, n'entre absolument pas en jeu la fameuse boisson qui nous a réunis là. Dommage. D'autant plus dommage que nous sommes en moyenne six autour d'une table prévue pour trois, qu'il n'y a que deux couteaux, et qu'il en résulte un fouillis particulièrement stressant. Et la recette, sardines au Kiri et au fruit de la passion, se doit d'être accomplie en une petite poignée de minutes. Autant te dire que non, je n'ai pas aimé cette animation, je n'aime pas être speedée, bousculée, et encore moins devoir râler pour récupérer un couteau. Le chef finit par passer, juge sévèrement les uns, félicite les autres, et c'est déjà terminé, prière de laisser vos tabliers aux suivants. Soit. 

La suite nous aura davantage enchantés : curieux tous les trois, nous avons pu découvrir avec une maître brasseur le processus de fabrication de la bière. Ce fut l'occasion de goûter l'orge, torréfiée ou non, de sentir la levure de bière et le houblon, d'apprendre que le gros, gros challenge c'est de fournir chaque année une bière au goût identique à la précédente... Alors que pour des vins, peu nous chaut s'il a davantage le goût de cerise en 2010 et qu'on passe à la noix-de-pécan-long-en-bouche en 2011. Mais pour la bière, blonde brune ou ambrée, que vous achetez en supermarché, c'est plus compliqué : et à priori, le boulot de ces maîtres brasseurs est un véritable challenge chaque année. Sauf pour la Millésime, qui comme son nom l'indique, peut se payer le luxe de varier ses arômes, pratique !

Enfin bref, le reste est agrémenté par de bons amuse-bouches proposés par un traiteur (dont je n'ai bien sûr pas retenu le nom, mea culpa), bons du moins pour les versions froides, les "chauds" m'auront un peu écœurée. C'est ça d'être une Landaise qui n'aime pas le foie frais. Et le tout, arrosé de bière, of course...

En conclusion  : 
  Jolie soirée dans un fort joli cadre, action réussie grâce à l'intervention d'un chef bien médiatique, charismatique mais faussement grognon, dans une animation qui aurait gagné à être moins speed... Le tout couvert par des photographes Headoo, super high-tech. Mais surtout, c'était une belle découverte du monde de la bière, pour la novice que j'étais, je suis ravie d'en avoir appris davantage. Fini le cliché pizza-bière-foot, en fait la demoiselle est bien plus complexe qu'on veut bien nous faire croire. Oh ! Un nouveau champ des possibles ! Merci, 1664, maintenant je n'ai plus qu'à apprendre à la cuisiner & la déguster.











Tante Charlotte, Bordeaux

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Tante Charlotte est un tout petit restaurant, près de la place Saint-Pierre, un de ceux que l'on ne remarque pas si l'on ne prête pas attention aux façades sombres des vieux bâtiments. Et il serait dommage, vraiment dommage, de passer à côté de celui-ci sans le voir : car sous son habit intimiste et ses lumières tamisées se cache une véritable perle. Et sans blague, je pèse sérieusement mes mots : des trois restaurants que nous avons eu la chance de faire durant cette fin de semaine de Mai, c'est Tante Charlotte qui nous aura offert la soirée la plus douce.

Nous entrons donc tous les quatre dans cette pièce toute en longueur, aux murs de pierre ornés de tableaux et où les banquettes sont agrémentées de coussins moelleux. Notre place sera celle dans le coin, tout au fond, comme au coeur d'une bulle où ne peuvent entrer les conversations de nos voisins. Juste derrière nous, l'un des patrons et une serveuse s'affairent de l'autre côté du bar, avec en toile de fond une impressionnante collection de sirops Monin. Si nous avons bien compris, l'autre boss se cache dans une cuisine où les produits sont frais, sans aucun doute, et où il s'affaire en virtuose, comme un petit génie de la simplicité. 

Simplicité : en voilà un mot que j'aime bien quand il s'agit de cuisine. Alors en plus si on lui accole l'adjectif "Maîtrisée" juste derrière, on s'approche de ce que je préfère : pas besoin de chercher bien loin, un bon gratin Dauphinois, une belle pièce de boeuf avec ses échalotes, et tu le tiens, ton morceau éphémère de paradis. Un premier point complètement positif : l'accueil. Le Boss, dans un costume impeccable, prend le temps de nous expliquer un concept aussi simple qu'efficace. Il est possible de prendre les plats à la carte, très restreinte (wunderbar!!), mais aussi d'opter pour deux menus : le standard à 24,50€ ou le complet, à 34,50€. Et ce dernier l'est vraiment : apéritif Tante Charlotte, entrée, plat, dessert, 1/2 bouteille de vin et café. Les garçons l'ont choisi, moi j'ai préféré l'autre pour m'offrir un bon Diabolo-Basilic, très très très bon en fait. Le fameux cocktail Tante Charlotte a de quoi séduire : Champagne, jus de pomme et.. Sirop de marron ! Une association vraiment inédite et délicieuse. Tout cela pour dire que le truc génial, c'est que tous les plats de la carte peuvent être choisis pour composer le menu, il n'y a pas de plat spécial menu. Le pied ! 
 Je ne me souviens pas très bien de ce qu'on pris mes compagnons de fortune parmi les entrées, plats et desserts, mais je me rappelle de cette grande verrine, dans mon assiette, avec son fromage de chèvre frais et ses betteraves cuisinées en petite sauce et en cubes. Le tout était d'une fraîcheur étonnante, et ma seule déception aura été de ne pas trop aimer la betterave (hahaha, dommage), mais je dois avouer que l'association avec le crémeux du chèvre était très réussie. 



Est ensuite venu le plat. Mon voisin de droite et amoureux s'est trouvé avec une jolie pièce de veau, visiblement parfaite, tandis que je découvrais un filet de poisson blanc (tu vois, j'ai oublié le nom de la bête) et sa sauce au citron vert. Dans une petite cocotte s'ajoutaient au tableau des tagliatelles maison, complètement fondantes, comme je les adore. L'ensemble était en quantités parfaites, les garçons et leurs estomacs surdimensionnés me rejoignent sur ce point. Il restait juste un peu de place pour le dessert. Ah ! J'ai oublié de préciser que le plat était vraiment super bon, très fin, il sonnait juste : rien à redire sur ce mariage des saveurs et leur préparation. Pour le dessert, je ne vous explique même pas la taille des parts de charlotte qu'ont eu mes petits voisins. Par contre je peux vous expliquer que le caramel au beurre salé maison était à tomber par terre, et que sur l'ensemble trônait une Chantilly à la fleur d'oranger, tellement bonne que l'Homme m'en réclamait une le weekend suivant. Pour ma part ce fut crème brûlée, et mon souvenir me dit qu'elle était très bonne. 

En définitive, c'était une soirée sans bousculades dans un cadre intimiste et confortable, avec un service d'une gentillesse rare et des plats de très bonne qualité. Ouais, en fait c'était une très très bonne soirée. Si vous n'avez pas déjà réservé la vôtre, c'est juste en-dessous ! 

7 rue des Bahutiers à Bordeaux
09.82.60.13.12

Petit (énorme, en fait) Jeu Concours !

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Peu de billets ces derniers temps, et pourtant de belles trouvailles... Promis, dès que je trouve le temps, je vous arrose. 

En attendant, j'ai été sollicitée par l'agence Albine & Co pour participer à une bien alléchante soirée au Café Maritime, ce Mercredi 3 Juillet, en compagnie du désormais très célèbre Philippe Etchebest. Ceci dans le cadre du "16ème Ciel défend le goût à la Française" ; à propos duquel vous trouverez plein d'infos sur cette page Facebook

A cette occasion, j'ai la possibilité de vous faire gagner une invitation pour deux personnes à cette soirée exceptionnelle ! 

Pour participer : rien de plus simple, laissez-moi simplement un commentaire en bas de cet article pour dire que vous en êtes. Je tirerai au sort le grand vainqueur le 1 Juillet à 18h pétantes !



 AND THE WINNER IS : 

Deepdivemaster !

Félicitations, tu peux me contacter sur ittastesdamngood[chez]gmail.com :)


M & Vous, où l'on ne va pas pour manger...

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... Mais où l'on passe néanmoins un excellent moment. 


En Avril dernier (soit : je suis en retard, très même), j'ai été conviée par Erika Florent à découvrir la boutique au concept très original qu'elle a créée avec Julie Pomes. En compagnie d'autres blogueuses, mode, cuisine, lifestyle, parmi lesquelles Alexandra, des Pavés Bordelais, Carlota de My Trends, Yelle qui globe-mode par ici, Julie et son très très célèbre filet mignon de porc à la moutarde (et pas que !!) , Sylvie du célèbre Enfin Moi, (et il en manque, qu'elles se dévoilent en commentaire si elles passent par ici !), nous avons pu découvrir ce qu'était devenu cet endroit... Que nous connaissions déjà.

Ce nous, c'est en réalité l'Homme et moi, seul apport en testostérone de la soirée. Il m'aura confié par la suite s'être senti un peu seul lorsque la conversation tournait autour de nos pieds - et des merveilles architecturales qui les ornent, j'ai nommé les chaussures - mais a adoré la soirée, tout comme moi. 

Et là où l'on peut se dire que le Monde est finalement minuscule, c'est quand on sait que l'Homme avait l'habitude de fréquenter l'endroit, avant. Quand c'était un bar vachement sombre où se tenaient de nombreux concerts plus ou moins improvisés, où l'on dégustait les meilleurs Mojitos de Bordeaux (true story), et où les pierres apparentes de ce monument historique n'étaient pas du tout mises en valeur. Bref, du temps de la Dibiterie, le temps d'avant. 

Parce qu'après, Erika et Julie sont arrivées. Elles nous confient avoir eu un coup de coeur pour l'endroit, et on les comprend ! Les quelques photographies qui suivent donnent une idée de la manière dont elles ont décoré l'endroit, c'est-à-dire avec beaucoup de goût. 

La boutique dégage à présent une étonnante douceur, donnant la sensation d'entrer chez quelqu'un, de découvrir un salon très cosy où tout serait en vente. Eh oui ! Car M&Vous est une boutique proposant des objets de décoration, allant de somptueux canapés à des miroirs piqués, en passant par des verres, des torchons-trop-mignons et des bijoux. Ces derniers sont faits-main, par les filles, dans leur atelier à même la boutique. Et leur crédo ? Renouer. Avec l'humain, avec les gens, relancer des dialogues que les technologies éteignent un peu trop facilement. 

Aussi, la boutique n'est pas seulement une boutique d'objets de déco. Elle se veut le prétexte à de jolies rencontres, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Erika et Julie ne manquent pas d'idées pour faire vivre le concept ! Vous pourrez rencontrer des mamies qui vous dévoileront les secrets du tricot, déguster des cupcakes en discutant maquillage avec des passionnées, vider votre dressing, venir cuisiner (et d'ailleurs, pour avoir goûté, leur cuisine est TIP TOP!)... Bref, échanger, partager et découvrir. Vous pourrez aussi leur confier l'organisation de votre mariage, ou la restauration de vos meubles... Un joli ensemble emprunt de poésie, auquel nous souhaitons toute la réussite, car il le mérite vraiment. En plus, il véhicule un joli crédo : tout est Made in France, au maximum Made in Europe. A l'heure où certains scandales sanitaires font grincer les dents des grands groupes, c'est une valeur capitale..!  

En bref : Merci encore à Erika et Julie pour cet accueil. Retrouvez le site avec des photos plus jolies que les miennes, et des infos sur les prochains évènements : 






Julie - Erika

27 rue Arnaud Miqueu
33000 Bordeaux

Je suis un alevin d'anguille...

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On me nomme pibale et parfois civelle. Toute petite lorsque vous faites fondre ma chair dans une poêle brûlante, je mesure à peine huit centimètres et mon goût, lui, est inimitable. Après m'avoir longtemps boudée, vous me redécouvrez aujourd'hui, et m'avez hissée au rang de produit de luxe : mais en réalité, il a fallu beaucoup de volonté pour qu'aujourd'hui, vous puissiez encore me manger.

De la volonté, c'est justement ce qui anime Jean-Pierre Xiradakis. Invitée avec l'Homme, par son responsable de communication Jérémie Ballarin, nous avons mis un pied dans le riche univers de la Tupina, un jour pluvieux de Janvier. 

Tout a commencé au Comestible, l'épicerie fine dans laquelle quelques tables accueillent des clients charmés par l'odeur typique de l'endroit. Les produits s'y élèvent jusqu'au plafond, et si nous ne nous en sommes pas approchés, il ne fait nul doute qu'ils charmeront tous les palais.


Mais ce qui fait l'essence même de l'endroit, c'est ce bonhomme au pull fuschia qui nous y attendait. Jean-Pierre Xiradakis, des cheveux poivre et sel et une passion évidente. 

L'Homme et moi étant arrivés les premiers, c'est en avant-première que nous avons pu entendre l'histoire de la pibale, petite rescapée au goût iodé. 

C'est en 1985, donc bien avant ma naissance, que M. Xiradakis a créé l'association "Défense et Sauvegarde des traditions du Sud Ouest". L'idée ? Elle est dans le titre ! Convaincu de l'intérêt de se souvenir, de conserver en mémoire les goûts et les recettes, les mets et les habitudes de nos grands-parents, "JPX" s'est lancé corps et âme dans ce projet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça a porté ses fruits ! 

Ils sont désormais assez nombreux dans cette aventure éthique, près d'une centaine, tous motivés par l'envie de protéger leur terroir. Xiradakis enseigne à ses cuisiniers des méthodes qui se diffusent de bouche en bouche depuis des décennies... Et il les écrit, aussi. Vous trouverez d'ailleurs la liste de ses livres par

Il n'y a pas de fausse modestie dans son discours : c'est véritablement en mettant en avant nos produits que nous parviendrons à les perpétuer. Lui qui voyait régulièrement sa mère cuisiner la pibale et la changer parfois en un étrange ragoût.. Nous fait partager sa façon de la magnifier. Il la sert maintenant à peine poêlée, quelques secondes, avec de l'ail tranché et du piment en poudre. Et un généreux filet d'huile d'olive, évidemment. Alors, il nous parle même d'aller un peu plus loin et de repousser nos frontières à la découverte de cuisines du monde : comment les Marocains préparent-ils vraiment leur pastilla ? Nos paëllas méritent-elles seulement de porter ce nom ? Comment peut-on agir pour préserver ces trésors que sont les recettes de nos pairs ? Vaste sujet ô combien passionnant... ! Mais, revenons-en à nos anguilles.



La demoiselle, crue

Espèce protégée, la pibale n'est pêchée chaque année que suivant des quotas stricts. Et le CDPMEM (Comité Départemental des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Gironde) veille au grain : son président, M.Jean-Michel Labrousse, nous a rejoints un peu en retard, retenu par l'arrestation de trois braconniers le matin-même. En Gironde, c'est dès le 15 Novembre qu'il est possible de capturer l'anguille. 

Et celle-ci a déjà trois ans lorsqu'elle atteint nos lèvres ! Née dans la mer des Sargasses, il lui faut entre deux et trois ans pour remonter le Gulf Stream jusqu'à nos côtes. Et son ascension se poursuit des Landes à la Gironde, puis aux littoraux Bretons... C'est pour cela que les fenêtres de pêche autorisée évoluent en même temps que la pibale, du Sud vers le Nord.


Et la demoiselle, cuite !

Et alors, quel goût a-t-elle ? Ma foi... Si j'étais un peu sceptique en voyant ses petits yeux m'implorer (ou presque...), j'ai adoré la croquer. Un peu salée, un peu croquante, à la fois douce et relevée par les épices qui l'accompagnent... C'est définitivement un mets de choix ! Il vous faudra cependant vous montrer un peu généreux pour avoir la chance d'en manger, car elle est très onéreuse (à partir de 300 euros le kilo). Pour info, M. Xiradakis en vend des pots de 80g pour 48 euros. Et la créature est aussi très prisée chez nos amis Japonais : ils sont prêts à dépenser jusqu'à 1000 euros (!) le kilo pour s'offrir la jeune anguille, qu'ils mèneront eux, jusqu'à l'âge adulte. 

Nous avons ainsi dégusté une belle quantité de pibales merveilleusement bien accommodées, puis il a été l'heure de filer en direction de la Kuzina, autre établissement de M. Xiradakis... 

Mais ceci fera l'objet d'un prochain billet ! :)

Le Bordeaux, au Grand Hôtel Bordeaux & Spa

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Préambule : Grâce à mon téléphone bien fatigué ce soir là, je n'ai pas pu photographier les plats que j'ai dégustés (ou alors c'est moche et sombre). Ne subsiste qu'un aperçu de la vue, et une photo prise dès mon arrivée, dont je trouve qu'elle constitue un super aperçu de la soirée : elle en dévoile à peine toute la saveur, vous invitant à aller découvrir le reste par vous-mêmes... :)



Mardi 18 Décembre, voici une date que je n'ai pas envie d'oublier de si tôt. Quelques jours auparavant, je recevais dans ma boîte email un petit message qui allait me faire sauter de joie pendant les quinze heures suivantes : Camille Perriez du Grand Hôtel de Bordeaux & Spa me proposait de me joindre à un dîner de blogueuses à la brasserie le Bordeaux.

Je vis près de Bordeaux depuis peu, mais évidemment, j'avais déjà eu l'occasion maintes fois de venir m'extasier devant ce magnifique bâtiment qui défie les ans avec son allure superbe. Deux cent trente ans qu'il trône sur la place de la Comédie, dans un tête-à-tête éternel avec le Grand Théâtre, deux cent trente ans qu'il est le fleuron du luxe à la Bordelaise. Alors, forcément, forcément j'étais un peu intimidée lorsque je suis allée murmurer un "Excusez-moi ?" au grand monsieur près de la porte d'entrée. Je crois que c'est ce beau chapeau sur sa tête qui me faisait un peu peur. Ou son costume. Ou sa prestance. Enfin, un petit mélange de tout ça, qui m'a donné la sensation que je n'entrais pas dans un lieu ordinaire. J'ai fini par me frayer un chemin jusqu'à mes hôtes, marchant comme sur des oeufs dans cette ambiance feutrée. J'ai croisé des dizaines de regards, d'hommes et des femmes affairés à faire tourner cette gigantesque machine drôlement bien rodée. Et presque immédiatement, j'ai senti flotter autour de moi un parfum bien particulier, celui que l'on ressent lorsque l'on fait un bond dans le temps. (Si si, je voyage dans le temps, donc je sais ce que ça fait !). 

Plus sérieusement, je me suis assise dans l'un des épais fauteuils qui entourait une table immense, au premier étage du Bordeaux. Doux et feutré, voilà deux mots qui pourraient décrire l'environnement dans lequel je me trouvais. J'avais la sensation d'être assise dans l'un des salons du Titanic, ne manquait plus que la fumée épaisse des cigares de ces messieurs, et l'odeur enivrante d'un bon Bourbon. Dans ces espaces cloisonnés par de grands paravents, se jouaient sûrement des pans de l'Histoire, ponctués de complots et de batailles à gagner.

En tous cas, à notre table, les discussions étaient autrement plus légères puisque c'était l'occasion pour nous de rencontrer des blogueuses Bordelaises. Parmi celles qui m'entouraient, j'ai reconnu ou découvert AudreyCuisine, Kaellie's world, PavésBordelais bien sûr, le blog de Mélina, Chez Bergeou... Et, j'en suis sincèrement navrée, d'autres blogueuses dont je ne connais pas le nom. ( Mais elles sont priées de se dévoiler en commentaires si elles passent par là !) 

La voilà, ma jolie photo qui promet l'extase des papilles !

Parlons un peu de ce qui fait la force de la Brasserie : sa nourriture. L'idée excellente qu'ont eue ses responsables, c'est d'initier une carte spéciale nommée "Les Festins du Bordeaux", dans laquelle l'individualisme est proscrit. Ici, au contraire, on se partage une superbe pièce, et le choix est grand : bar en croûte de sel, cochon de lait, agneau de lait des Pyrénées, homard en Bellevue.... Enfin bref, pour tous les goûts, cuisiné par le virtuose Olivier Garnier. J'ai eu la chance de goûter le premier de la liste, mais auparavant, il y a eu les huîtres.

Ah ! Les huîtres ! J'ai eu un peu honte d'être la seule à ne pas goûter cette assiette où se côtoyaient six coquilles d'horizons différents, de la Perle de l'Impératrice n°2 à l'Ostra régal d'Irlande en passant par la Bretagne... Vous me pardonnerez de n'avoir point retenu tous les noms, mais de ce qu'ont pu m'en dire mes voisines, c'était très bon. Est ensuite arrivé un délicieux Château Carbonnieux 2008 Grand Cru Classé, un Pessac-Léognan vraiment, vraiment bon (et pourtant, je ne suis pas une grande adepte de vins blancs - mais ça, c'était avant !)

Puis sont apparus les bars. Une fois retirée leur carapace feuilletée, des virtuoses armés jusqu'aux dents (si, si) les ont découpés sous nos yeux ébahis. Et quelques instants plus tard, apparaissait dans mon assiette un superbe filet dont je ne suis pas prête d'oublier la saveur. 

La simplicité est le maître mot de ce plat : des légumes fondants aux saveurs généreuses sont venus s'installer près de mon bar, et un filet d'une délicieuse huile d'olive est venu compléter un tableau qui n'avait pas besoin d'en faire plus. Lorsque le goût est là et que le chef connaît son sujet, pas besoin de fioritures, c'est moi qui vous l'dis ! 

La soirée s'est poursuivie en beauté avec une longue omelette Norvégienne flambée au Grand Marnier devant nous. Son biscuit croquant, la vanille fondante, la meringue toute onctueuse... Encore un régal ! Maman, Papa, Homme, j'ai fini mon assiette. Et celle d'avant aussi. Je l'ai même léchée ! (Non je plaisante).

Un thé pour les unes, un café pour les autres, et déjà l'heure de retourner en 2012 avait sonné. Nous avons alors quitté la chaleur de cette brasserie généreuse, avec un objectif : revenir ! L'idée de venir partager un banquet entre amis ou en famille n'est pas prête de me quitter... En plus, le tout est accessible : comptez entre 40 et 60 euros par personne. Enfin, plus, si vous décidez d'opter pour un des Grands Flacons que compte la cave du Grand Hôtel... Allez, on ne vit qu'une fois ! 



Un grand merci à Mesdames Casimir et Perriez pour leur accueil adorable, ainsi qu'à toute l'équipe de la brasserie Le Bordeaux et aux Blogueuses, qui m'auront fait passer une très belle soirée !

Où brouter le midi dans la ZI de Pessac Bersol

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Pour une fois, un article un petit peu différent... Avec l'Homme, nous travaillons dans une zone industrielle immense, étalée au sud de Pessac et accolée à l'autoroute A63. Les horaires de bureau font de nous les cibles idéales pour toutes ces offres de restauration - plus ou moins rapides - qui foisonnent dans le coin. Et par chance pour nous, elles sont de plus en plus nombreuses, le concept étant hyper séduisant : ouverts seulement le midi en semaine, des plats simples, uniques ou peu nombreux, de la fraîcheur... Bref, du bonheur. Mais pas que ! Ci-dessous, une liste de la plupart des petits restos-du-midi que nous avons pu tester. Il y a même du fast-food - il faut dire que l'on adore ça !

Les photos sont des liens vers les pages internet des différents restaurateurs, où vous pourrez notamment trouver... Voyons voir... Leur situation géographique ? Cela aide, et j'oublie souvent de la mentionner :)


La Tavola da Vinci



De mémoire, c'est le premier "vrai" restaurant italien que j'ai vu pousser dans la zone. Le premier qui se démarquait, car il ne s'agit pas d'une chaîne (Villa Pizza, ton tour viendra). A ses débuts l'été dernier, je l'ai souvent vu faire salle comble, mais il semble que cela se soit un peu calmé maintenant. En tous cas, à l'époque, les pizze y étaient belles, fraîches, bien garnies ; quelques plats traditionnels comme l'escalope milanaise venaient compléter l'offre. Je n'ai malheureusement aucun souvenir des desserts, puisque la lenteur du service ne nous aura pas permis d'y goûter. En revanche, le patron sait nous conseiller du vin italien, et ça, c'était très bon. Petit bémol aussi à propos des boissons : pas de Baileys, pas de Marsala, pas de quoi faire un cocktail... Ceeertes, ce n'est pas le midi que l'on boit le plus. Mais voilà, désormais la Tavola ouvre ses portes aux oiseaux du soir, alors j'espère qu'ils ont élargi leur offre.

Note finale ? 

☆        C'est bon, frais. Mais pas assez rapide pour la clientèle visée...


Mc Donald's


Alors vous allez me dire : Merci, mais le Mcdo, tout le monde connaît. Certes ! Mais ils ne se valent pas tous sur le plan de l'hygiène, de la qualité du service, et surtout, sur la RAPIDITE. Clairement, c'est le gros point noir du Mc Do de Pessac : Vous verrez mille fourmis s'affairer de l'autre côté du comptoir, mais dans un désordre tel qu'il faut au moins vingt minutes pour être servis si on a le malheur de venir entre midi et treize heures. Or, généralement, à 14h, les affaires ont repris ! Alors voilà, ce McDo s'offre une nouvelle jeunesse et le luxe d'un agrandissement. Du peu que l'on a vu, ce sont surtout les cuisines qui se sont agrandies ; et nous avons voulu nous y rendre alors que les travaux n'étaient pas achevés dans la salle. En se disant quelque chose comme : "Il faut faire vite, on se fait un Big Mac ?". 
Ha, ha. Vite. Arrivés à 12h10, nous avons pu quitter le comptoir avec nos plateaux à 12h50. Et je ne parle même pas des cinq ou six Mc Baguette qui ont fini à la poubelle sous nos yeux agacés ! (Oui, à cause de la "limite" de validité de vos hamburgers, qui partent à la poubelle s'ils ne sont pas distribués dans les cinq minutes...). La cuisine carburait vraiment et sortait des tonnes de bouffe, mais le service ne suivait pas, parce qu'ils étaient deux pauvres gus en caisse. Soupir. 

Note finale ?

   ☆    Plutôt Food que Fast, et encore, ce n'est pas pour la gastronomie qu'on y va !


 Villa Pizza


Juste un petit mot rapide ici... Nous sommes venus chez Villa Pizza un midi en fin de service, il devait être deux heures moins le quart. Tout était bon. La pizza, copieuse - je ne me souviens pas si les produits étaient frais ou non, mais je pense que oui car j'ai voulu emmener ce qu'il en restait chez moi. Vous savez, les fameux doggy bag ! Rien que pour la tronche de la serveuse lorsque j'en ai demandé un, celui-ci perd une étoile. Je suis repartie un peu honteuse avec ma pizza dans son bout de papier alu... Une boîte à pizza aurait été... Comment dire ? Plus pratique et moins "Han-la-radine-elle-part-avec-c'qui-reeeeste-!"

Il faut savoir qu'en tant que petit estomac, je suis totalement POUR le doggybag. Ce ne devrait pas être une honte de pouvoir partir avec la nourriture que l'on n'a pas pu manger à l'instant même. Même que le chef devrait s'en sentir flatté... Enfin, tant pis pour moi, quoi. 

Note finale ?

     ☆    Je n'ai pas trouvé comment faire les demi-étoiles, mais j'en mets trois car c'était bon.



Taste and Go


Voilà une adresse que l'on aime ! Le patron est sympa et propose quelque chose d'à la fois chic et rapide : une sorte de fast-food-hype en somme. Il est branché aussi : tous les matins, le plat du jour s'affiche en couleurs sur leur page Facebook. De plat, justement, il n'y en a qu'un, et les saveurs changent souvent, allant du millefeuilles d'aubergines au délicieux poulet-champignons, en passant par quelques tajines, rougets... Bref, de l'originalité. On note que tout est fait maison avec des produits issus du marché de Pessac. Et ce n'est pas trop salé, pour ceux qui ont besoin d'y faire attention ! Egalement, des desserts sont présents, maison eux aussi. Pour les aficionados, le cheesecake vient de s'ajouter à la carte ! Le chef propose aussi deux parfums de tarte salée et une soupe chaque jour. J'ai ouï dire que ces dernières n'étaient parfois pas suffisamment broyées, si Cédric passe par-là ... :)
Enfin, pour les fins gourmets, se trouve dans la salle une petite épicerie proposant des produits  comme des huiles ou des moutardes parfumées, des vins sélectionnés... Et des petits carrés de chez Michel & Augustin qui me font de l'oeil à chaque fois que j'y vais.
Enfin bis, la salle est agréable avec ses expos de peinture. Bon, sauf quand Véronique Sanson chante, mais c'est affaire de goût !
Enfin ter, pour finir sur un point très positif : fast food, les deux termes sont bien ancrés et les plats sont servis über rapidement.

Note finale ?

            Cinq étoiles, parce que même quand le plat ne me plaît pas, je peux me rabattre sur leurs sandwiches ou leurs wraps tous frais !



Crêperie

Si le nom pèche par son manque d'originalité, au moins nul doute n'est permis sur ce que l'on va y trouver. Des galettes bretonnes ! J'en suis raide dingue. 
Seulement voilà. La vraie galette bretonne, elle doit briller à cause du beurre qui glisse sur ses contours encore chaud. Elle doit être généreuse, elle doit être fondante, elle doit être bourrée de choses bien fraîches. 
Ici, ce n'est pas le cas. J'y ai le souvenir encore assez frais de crêpes sèches, presque "diététiques". Je ne crois pas que mes champignons étaient frais. Après, je n'ai goûté que celle du menu, qui propose de choisir trois ingrédients. Fromage, obligatoire. Jambon, obligatoire. Gnnn... Voilà, ça se corse. Champignons ? Oeuf ? Tomates fraîches ? Oignons confits ? Même après avoir choisi les champis, une petite déception demeure collée au palais. Et elle ne nous quittera pas de tout le repas : le dessert s'avère lui aussi sec, et le caramel fondu écoeurant. 
Sans trop vouloir me la raconter, je préfère de loin celles que je fais maison... Huum...

Note finale ?

          La mayonnaise ne prend parfois pas, c'est comme ça...


Salad'Bar Green is Better


Green is better, ça, c'est à nous d'en juger. Je pointe d'ores et déjà un gros point noir : la situation ! A peine indiqués par quelques panneaux juchés sur leurs hauts poteaux, le restaurant n'a vraiment pas l'air d'en être un. Jusqu'à ce que l'on aperçoive la timide devanture, au fond du parking d'une autre société. Dommage, parce qu'il est prometteur, ce salad'bar...
Vous connaissez le principe ? La base de la salade est au choix : salade évidemment, ou pâtes, lentilles, blé, riz... Puis le choix des ingrédients est libre. Fromages, viandes, légumes cuisinés... Le dessert aussi est personnalisable, et permettez-moi de vous chanter les louanges de l'association fromage blanc - spéculoos - caramel au lait. Ce n'est pas très cher (autour de 8 euros) et la carte de fidélité offre des bonus, comme l'ajout d'un ingrédient ou un cumul d'argent plus important. La salade perso est proposée dans un bol en inox avec de véritables couverts ! On se sent comme à la maison... Juste, faire attention à ne pas jeter le bébé avec le plateau au moment de partir, mouahaha. Un lieu prometteur donc, mais un peu trop caché pour être vraiment populaire...

Note finale de la toute fin  ?

           Frais, bon, sain, et presque Do It Yourself ! J'adore.